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30 septembre 2014

Divers , Histoire occultée

LES TROIS CERCLES

LES TROIS CERCLES

Première partie : DOMINER LA VIE

Vendredi 13 Avril 1990 ; 10 heures du matin.

L’air était doux et léger les promesses d’un printemps qui tardait à s’installer, se faisaient plus précises.

Et moi, j’attendais que les promesses d’une fantastique aventure, se réalisent enfin.

A deux cent mètres de cette villa des environs de Montreux, en Suisse, je croyais enfin toucher à l’Épilogue. Ce ne devait être que l’Ouverture.

Aujourd’hui, près de quatre années plus tard (devrais-je dire quatre siècles ?), je vis toujours dans l’Univers, que la simple porte d’une villa cossue m’a entrouvert. Ce que j’ai appris depuis cette rencontre, ce que je continue à apprendre, constitue « mon pain quotidien ». Rien ne m’y avait préparé. Ce n’était pas mon métier ; c’est devenu ma vocation.

J’écrivais alors un ouvrage consacré aux « Traités de Paix du XXème Siècle » ; Plus exactement, je nourrissais l’écriture à venir, de toute la matière première qui lui donnerait son sérieux et son poli.

Je connaissais bien le canevas du livre que je voulais écrire, et j’écumais toutes les bibliothèques d’Europe, traquant les grandes et petites histoires qui forgeraient mon opinion.

Le sous titre de cette étude consacrée aux « Traités de paix du XXème Siècle », était : « Vainqueurs ou revanche des vaincus ? ».

Je voulais observer, parmi d’autres facteurs, l’influence jouée par la personnalité des négociateurs de traités, sur les résultats à long terme de ceux ci. Quel rôle, quelle influence accorder à l’entourage des négociateurs ?

Ce préalable parait m’éloigner de ma rencontre du 13 Avril 1990 : il n’en est rien, croyez le bien. Dans le cadre de mes recherches documentaires, je m’intéressai, en premier lieu, au « Plan Young » (du nom du banquier Américain qui l’inspira) le 7 Juin 1929, s’ouvrit la Conférence de Paris, chargée de fixer les dommages de guerre dus par l’Allemagne, après la Première Guerre Mondiale :

Le « Plan Young » proposait tout à la fois un mode de calcul des indemnités, ainsi que leurs modalités de paiement. Je lus, un peu par hasard et d’un oeil distrait, la liste nominative de la délégation américaine accompagnant le banquier Young. Dans cet entourage, figuraient deux conseillers, sans fonctions officiellement définies, mais dont je pus penser qu’ils étaient chargés d’étudier le comportement des négociateurs, puis d’en rapporter des conclusions utiles quant aux intentions observées.

Ces deux conseillers ne nommaient Ted Harrison, et Kenneth O. Altmark.

C’était peut-être la première fois qu’une telle démarche volontaire d’analyse psychologique, était utilisée (secrètement) dans une négociation internationale. Intéressant, pour le moins ! Il est de fait que la Conférence de La Haye du 20 Janvier 1930 reprit, en bonne part, les conclusions du « Plan Young », et que l’Allemagne accepta (à ce moment la, en tout cas), les conclusions de la conférence, quant aux réparations de guerre.

Poursuivant mon étude, je me consacrai, un temps, à la Conférence de Yalta. Cette conférence, rassemblant les États-Unis, la Grande Bretagne, et l’URSS, s’ouvrit le 4 Février 1945.

Elle avait pour but de mettre au point les projets, déjà évoqués entre les alliés, concernant la restructuration de l’Europe après la seconde guerre mondial. Le principal conseiller du Président Roosevelt, était Harry Hopkins. J’avais lu, quelque part, que c’était un homme extrêmement souple et conciliant. Je le croyais volontiers : l’Europe le paya cher, durant les quarante cinq ans suivants.

L’un des assistants de Harry Hopkins, se nommait Kenneth Altmark.

Trois mois s’étaient écoulés depuis mes recherches sur le « Plan Young ». Mes notes étaient rangées, classées. Je ne possède qu’un cerveau modestement humain. il est des détails qui ne comptent guère. En l’espèce, un obscur conseiller n’avait pas de raison d’exiger de moi une mémorisation historique particulière.

C’est lorsque je travaillai sur la Conférence au Sommet de Vienne (entre le Président John Kennedy et Nikita Khrouchtchev), que l’alerte se déclencha. Cette conférence s’ouvrit le 3 Juin 1961. Le sort du monde pouvait se jouer, en quelques jours. De fait, elle se déroula mieux que certains ne l’avaient craint.

Kennedy n’était évidemment pas venu seul ; une délégation importante l’assistait, préparait ses dossiers, le conseillait. L’un des noms des membres de cette délégation, me parut familier : Kenneth O Altmark.

Dans la semaine qui suivit, je remuai trois cent pages de notes pour retrouver d’éventuelles citations. Je les retrouvai : Même nom, mêmes prénoms, même rôle apparent !

Même si sa présence en des endroits-clés pour l’avenir de la planète avait de quoi étonner (à plus de trente ans d’écart), il s’agissait sans doute d’un seul et même homme.

En supposant Kenneth O. Altmark âgé de 35 ans (au minimum) en 1929 pour la Conférence de Paris, il portait. 67 ans en 1961. Belle carrière de conseiller et belle discrétion !

Paris, Yalta, Vienne. Rien que cela !

D’autres, moins chanceux que lui, illustraient, pour la postérité, une page de dictionnaire, après un seul rendez-vous avec l’histoire. Je voulus tout de même savoir qui était ce Kenneth O. Altmark.

Rien. Il n’existait rien ! Aucune note biographique. Rien qu’un nom au milieu d’autres noms, sur des listes de délégations. Je fis une demande au Département d’États aux États Unis.

En insistant, j’obtins une réponse négative : Le Département d’Étel ne connaissait aucun négociateur du nom de Kenneth O. Altmark.

Mon étude était consacrée aux « Traités de Paix du XXème siècle ». Je la poursuivis donc, un peu agacée à l’idée de laisser derrière moi, un détail incompris. Aussi, je fus plutôt satisfaite d’être remise, quelque temps après, sur la piste de ce mystérieux personnage. Certes, pas ou je l’attendais ; la joie de le retrouver paya amplement la stupéfaction éprouvée.

Je me trouvais à Washington depuis deux semaines. J’étais plongée dans la documentation, très riche, consacrée aux pourparlers de paix qui devaient aboutir aux accords de Camp David.

Souvenez vous : le tout premier pas vers la paix au Moyen Orient ; la poignée de mains « historique », le 17 Septembre 1978, entre l’Égyptien Anouar el Sadate, et l’Israélien Menahem Begin. Ces deux hommes courageux se serrant la main, bénis par un Président Carter radieux. L’étude de l’entourage du Président Carter se focalisa rapidement sur un nom : Kenneth O. Altmark. J’en ris franchement, comme d’une bonne plaisanterie. Puis je calculais son âge : 84 ou 85 ans, au moins.

Quelle longévité, quelle constance dans le conseil d’hommes d’État, et quelle fabuleuse discrétion ! Un homme de l’ombre, jamais cité, jamais sur le devant de la scène…

L’hypothèse la plus vraisemblable, me parût alors être celle de la carrière filiale. Il est assez fréquent, aux États Unis, qu’un père donne à son fils son propre prénom.

Mais deux prénoms ?

Kenneth et Owen ?

Je repris alors l’étude des clichés et films illustrant ces rencontres, conférences et traités. Je ne me faisais guère d’illusion. Puisque personne ne connaissait Kenneth Altmark, je n’espérais plus qu’une chose :

  • Qu’un objectif indiscret, peu préparé au mensonge, me permette d’identifier celui (ou ceux) qui témoignai(en)t, depuis cinquante ans, d’une fidélité exemplaire aux intérêts de la Paix.

Pourquoi ne pas l’avouer ? Chasser ne procure aucune joie lorsque la « proie » est trop visible ! Et je crois que j’aurai fini par l’oublier si je ne l’avais pas trouvé : il n’était pas l’objet de ma recherche. Je l’ai trouvé. Par tâtonnements et éliminations, je suis arrivée à la certitude qu’il figurait bien, en arrière plan, sur plusieurs clichés qualifiés d’historiques. Il faisait partie de ceux que l’on ne regarde jamais ; ceux qu’occulte une poignée de mains, une signature, un sourire présidentiel. Ils sont là ; ils préparent, discutent en coulisses un Accord que deux « Grands de ce monde » signeront ensuite. Ce sont parfois des gardes du corps ou des confidents. On ne les connaît jamais. Ils sont indispensables.

Ma découverte me fit basculer dans une dimension irrationnelle : je manquais de références rassurantes, auxquelles m’accrocher. Mais personne n’enseigne cela ; personne pour me dire ce qu’il fallait en penser car :

Kenneth O. Altmark existait ; il était une seule personne, et il était âgé de quarante ans, à peine… En 1978 comme en 1945…

On ne peut qualifier de « chasse » la période qui s’ensuivit ; j’utiliserais plutôt le mot : « Quête ».

Il fallait que je Le trouve, que je Le vois. Pour croire, pour comprendre, pour retrouver des repères ou pour les perdre définitivement. Vous conter cette Quête n’est pas l’objet de ce livre ; peut-être un jour, s’Il l’accepte.

Ce Vendredi 13 Avril 1990, à dix heures du matin, l’air était doux et léger Dans quelques minutes, j’allais Le voir, et je l’espérais, L’écouter parler. Il est temps que je m’efface.

Ce que vous allez lire, résume trente jours complets de présence et d’écoute passionnée.

Kenneth Owen Altmark a finalement accepté que ses propos soient publiés. Il a formulé diverses conditions qui ont été acceptées, tant par moi, bien sûr, que par les personnes qui constituent, autour de lui, une sorte de « garde spirituelle » rapprochée.

Il a parlé lentement, en détachant bien ses mots. Il n’a jamais compulsé le moindre aide-mémoire : sa mémoire est prodigieuse. Il n’a jamais eu la moindre hésitation, même lorsqu’il a dû citer dix lignes d’un seul tenant, extraites d’une oeuvre très ancienne, connue de quelques rares spécialistes ; il en fût de même lorsqu’il improvisa certains dialogues destinés à faciliter la compréhension de quelques passages un peu plus hardus que le reste. Les mots qu’il choisit sont « à double détente » :ils produisent un effet immédiat, puis un second, plus tard, dans une sorte de digestion spirituelle.

Vous le vérifierez certainement. Il livre à celles et ceux qui sauront le lire et l’écouter, une SOURCE TERRESTRE DE RICHESSE SANS LIMITE, DE POUVOIR SUR LES AUTRES, ET DE VIE QUASI ÉTERNELLE.

Il veut être certain que son message sera utilisé pacifiquement, pour le développement et le bonheur de ceux qui le recevront. Nous nous y sommes engagés. Vous, qui lisez ces lignes, y êtes désormais engagé, comme nous. Kenneth O. Altmark parle maintenant ; mon stylo va le traduire de son mieux.

Genève, le 24 Décembre 1993

Avant propos et avertissement

Vous avez tourné, l’oeil impatient, les premières pages de l’ouvrage « LES TROIS CERCLES ». Vous en regardez, en ce moment, l’avant-propos.

Si vous étiez en face de moi, je saurais instantanément de quelle façon vous vous apprêtez à lire cet ouvrage. Je ne vous vois pas ; je vous imagine, peut-être.

Je ne pense pas que vous souhaitiez découvrir des « trucs », dignes d’une baraque de foire. Si tel était le cas, il serait préférable que vous changiez d’intention avant d’aller plus loin : votre temps serait irrémédiablement perdu. Cet ouvrage est muni de multiples clés ouvrant de multiples portes. Il se manie avec douceur et prudence, ou bien, il se refuse totalement à l’impatient. Ne prenez pas le risque de passer à côté de lui sans le comprendre, sans même l’apercevoir.

Abordez le sereinement et calmement, comme quelque chose qui n’est pas important. Il vous respectera et ses trésors s’offriront à vous.

Sachez qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais eu de retour en arrière : après l’avoir lu, vous saurez, et rien ne se ressemblera plus. Ne brûlez surtout pas les étapes. Ne sautez aucun chapitre. Laissez chaque ligne pénétrer en vous. Vous réveilleriez, à défaut, des forces incontrôlées qui vous conduiraient au désastre.

L’énergie dégagée, mal assimilée et mal stockée, peut être dangereuse : on ne s’abrite pas impunément derrière l’ignorance.

Aucun mot, aucune ligne, de chacune des trois parties de l’ouvrage « LES TROIS CERCLES » ne doit vous faire défaut ; un puzzle n’existe que parce qu’il est complet. Chaque pièce du Savoir, chaque élément du Pouvoir doit venir à vous, de lui-même. Essayez seulement de le détecter. Lorsque vous le penserez vraiment, il sera là. A la fin du Temps, vous aurez retrouvé votre Liberté et le formidable Pouvoir que celle ci vous confère.

Kenneth Owen ALTMARK

CHAPITRE I

À l’aube, les pouvoirs perdras Humain, mon ami. chaque nouveau matin, votre lutte reprend. Et chaque jour, le même sentiment vous harcèle : celui de devoir lutter pour simplement survivre. Dans un hôpital, nul ne vous demande d’aimer le goutte-à goutte ; il peut, pourtant, vous maintenir en vie.

Votre « goutte-à-goutte » quotidien, c’est votre travail, votre métier. Ce sont vos enfants, auxquels, génération après génération, vous souhaitez « une vie meilleure que la vôtre ». Ce sont aussi vos rites, vos traditions, votre religion (même limitée aux grandes occasions), vos espoirs souvent déçus, enfin.

Les gestes rituels ou la religion balisent et rythment votre vie. Vous ne savez pas vraiment d’ou ils viennent ni à quoi ils servent, mais ils vous rassurent L’un de vos collègues de travail part-il en retraite ?

Vous cotisez pour lui offrir un cadeau. Vous lui souhaitez, avec entrain, une longue et heureuse retraite, comme s’il était évident que le bienheureux allait passer d’une zone grisée à une zone multicolore et radieuse. Vous buvez un verre en sa compagnie, même si vous n’avez pas soif, et tout est dit.

Un jour, vous vous mariez, élevez des enfants, travaillez en pestant contre votre travail (beaucoup plus tard, cette époque abominable deviendra, dans votre souvenir, « le bon temps ») ; vous enterrez un proche…Mairie, église, temple ou mosquée, ponctuent les étapes de votre vie. Il faut y passer, il a toujours fallu y passer pour que les « choses soient faites comme il faut ». Sans cela, elles ne sont pas vraiment accomplies.

Après avoir tant rêvé, tant souhaité, tant imaginé, vous finissez par conclure (ou croyez comprendre) que la vie, c’est bien compliqué, bien lourd à porter. Vous pensez qu’il n’y a rien d’autre à faire que ce que vous faites. Le monde vous parait plein d’injustices ; vous n’avez pas eu de chance, c’est tout.

Vous regardez les autres, ceux qui « ont de la chance », ceux qui ont « tout pour être heureux »…argent, beauté, succès. Tout réussit à ceux la. Ils connaissent les Puissants, ceux qui ouvrent les portes et délivrent des « passe-droit » ; leurs affaires marchent toutes seules. « Ce n’est pas juste, ils gagnent trop » !. « Tout pour eux, rien pour moi »…Vous qui avez tant de mal à attirer l’attention d’un simple garçon de café, vous n’arrivez pas à comprendre comment ces privilégiés s’y prennent pour que le moindre de leurs caprices soit aussitôt satisfait. « Ce n’est pas juste, ce n’est pas juste » !

Vous, si vous n’allez pas travailler de bonne heure demain matin (pour un salaire insuffisant à vos yeux), et si vous agissez de même le lendemain et le surlendemain, les ennuis pleuvront. Vous serez peut-être licencié.

Le bon côté : vous n’aimiez sans doute pas beaucoup votre patron ou votre travail. Le mauvais côté : les indemnités de chômage (qui créent un filet de sécurité dans la plupart des pays occidentaux), auront une fin aussi certaine que leur début. Après, ce sera l’horrible, l’angoissante inconnue. La misère, la déchéance, qui sait…

Et vous vous prenez à rêver : le « riche » qui a tout, qui a trop de tout (et qui, bien sûr, ne vous donne rien), sera gravement malade ou perdra sa famille dans un incendie. Vous ne souhaitez pas réellement cela, mais, si cela survient, vous ne serez pas franchement étonné.

Une expression courante n’illustre elle pas cette presque nécessaire compensation : « celui la, il ne l’emportera pas au Paradis ». l’Église ne vous murmure elle pas, depuis que vous êtes tout petit, que « les derniers seront un jour les premiers », que dieu viendra récompenser les Justes et punir les Méchants. Ainsi consolé, il vous semble que l’ordre du monde est une sorte de balance : l’injustice qui pèse sur vous, et à laquelle vous ne pouvez rien (ainsi le croyez vous), est compensée, ailleurs, chez quelqu’un d’autre, par la privation brutale d’avantages (que vous jugiez excessifs).

Cher ami lecteur, qui me suivez depuis quelques minutes, avez vous déjà vu, de vos yeux vu, cette mystérieuse balance des faits, gestes, et pensées ?. D’ou tenez vous qu’une « injustice » « doit » être compensée quelque part par une « justice » ? Pourquoi croyez vous que la seule chose qui puisse être faite, c’est d’attendre que les comptes se règlent tous seuls ?

Pourquoi votre vie est-elle « empoisonnée » par l’argent, tout à la fois détesté (quand il s’agit de celui des autres), et convoité (quand vous souhaitez le voir rejoindre votre poche) ? Pourquoi n’avez vous pas de chance ?

Pourquoi les affaires du Monde vont-elles si mal, malgré les progrès de la science et des techniques ?

Pourquoi n’êtes vous pas respecté dans votre entreprise ou par votre entourage ?

Pourquoi est-ce si difficile d’obtenir des gens, des choses pourtant simples à comprendre et à exécuter ?

Je connais les réponses à ces questions, et je vais vous les donner. Je ne vous demande que deux choses en échange : votre confiance et votre patience. Vous devez vous laissez pénétrer, avec confiance, par les mots que vous lirez Il ne s’agit pas d’une Vérité Révélée, construite après-coup par des gens trop intéressés par leur fond de commerce. Il s’agit de ce que j’ai vécu, vu, et compris. Parce que je le vis, vois, et comprends depuis … beaucoup plus longtemps que vous.

II vous faudra aussi être patient : si vous appliquez simplement, mais entièrement ce que je dis, vous disposerez d’un Pouvoir immense, sur vous-même, sur les gens et les choses. Mais il y a des étapes, et chaque étape doit être respectée. C’est à un voyage au fond de vous même, que je vous convie ; ne vous perdez pas en chemin, vous resteriez à jamais perdu. Vous devez vous imprégner d’une pensée si simple, si claire, si évidente, que vous serez abasourdi de découvrir qu’elle était là, devant vos yeux.

Ce formidable Pouvoir, vous le possédiez déjà, à l’aube des temps ; ou bien vos ancêtres le possédaient, ce qui, à l’échelle de l’Univers, est presque la même chose.

Un jour, tout doucement, cela a commencé : ces pouvoirs vous ont été confisqués.

Vous avez cru comprendre que c’était pour votre Bien. je vais vous dire

par qui, comment, et pourquoi.

Je vous restitue ces pouvoirs. Mais vous ne les trouverez qu’en me suivant pas à pas, de la première ligne du Troisième Cercle, à la dernière ligne du Premier Cercle. Ma mémoire remonte au fond des âges Le passé n’est pas obligatoirement derrière moi. Mon expérience des faits et ma réflexion sur ceux ci, s’étendent, en tous sens, dans le Temps.

Les choses sont plus simples à l’échelle d’une vie humaine « normale » (je vous montrerai plus tard, dans le Premier Cercle, que cette « normalité » arrange tout le monde, sauf vous : n’aimeriez vous pas être toujours bien vivant, dans cinquante ou soixante dix ans, et en pleine forme, comme moi ?). Oui, c’est bien simple : plus vous vieillissez, et plus le Temps parait accélérer sa course. Tout le monde constante cela ; les conséquences sur votre comportement sont presque toujours les mêmes.

Lorsque vous êtes âgé(e) de vingt ans, la perspective d’avoir un jour trente ans vous apparaît incertaine, floue. Savez vous pourquoi ? parce que l’homme mesure le temps qui passe, non pas avec une montre, mais avec la seule unité de mesure qu’il connaisse : sa propre vie. Vingt ans + dix ans feront toujours trente ans, me direz vous. En arithmétique, oui. Dans le sentiment du temps qui passe, non. A l’âge de vingt ans, dix années, c’est la moitié de votre vie, c’est la moitié de La Vie. C’est donc très long. Si vous refaites le même calcul vingt ans plus tard (à l’age de quarante ans), ces dix mêmes années vous séparant de la cinquantaine vous paraîtront plus courtes : elles ne sont plus que le quart de votre vie, elles ne sont plus que le quart de La Vie.

Vous avez donc compris pourquoi les hommes suivent, presque toujours, la même trajectoire : fougueux, intransigeants, et désireux d’avaler le monde jusqu’à trente ans (ils ont le sentiment de n’avoir encore rien fait ; mais ils feront tout, puisqu’ils pensent disposer de l’éternité pour cela) ; boulimiques d’activités et d’expériences diverses jusqu’à quarante ou quarante cinq ans (parce que c’est, à peu près, la moitié de la vie terrestre ; ils pressentent que la pente descendra au lieu de monter, dès que cette limite sera dépassée) ; déçus et amers, un temps donné ; plus sages et plus indulgents, enfin, parce qu’il faut bien transmettre quelque chose de positif à ses enfants.

On se force un peu pour le faire : quelle image garderait on de soi, si on ne le faisait pas ? Le temps est passé. Et dans d’ultimes souvenirs retravaillés et réécrits pour la circonstance, les pires époques, les plus difficiles épreuves, voient leurs contours s’adoucir : c’est la naissance du « bon vieux temps ».

C’est le moment que choisit l’Homme, au bout de sa course, pour prêcher à ses enfants l’inverse de ce qu’il a été, de ce qu’il a fait : le paresseux scolaire devient le sourcilleux gardien d’études prolongées, l’incivique rebelle prône la soumission aux lois et bannit le désordre.

Vos enfants ne tireront aucun enseignement de ce que vous leur direz : ils auront, à leur tour, vingt ans ou trente ans, accomplis dans une vie qu’ils croient « programmée »pour soixante dix ans. Pas le temps de vous écouter, pensent-ils ; refaisons le monde, nos parents l’ont à peine ébauché ! Et ainsi iront les choses…Jusqu’à ce que. jusqu’à ce que vous lisiez, compreniez, et fassiez tout évoluer. Personne ne se doute de rien. Votre droit d’agir réellement sur votre propre destin, votre droit de recevoir ce qui est nécessaire à un développement harmonieux, la fin des catastrophes personnelles et de vos malchances, oui, tout cela a été oublié depuis si longtemps par ceux qui vous ont dépouillé, que ceux la mêmes, et leurs lointains descendants ne savent même plus qu’il en a été autrement, jadis. Ils sont la pour commander, et les autres pour obéir Ils possèdent quatre vingt dix neuf pour cent des richesses de la terre, et cela leur parait normal.

Cela ne l’est pas.

Vous avez le droit et aussi le devoir de vous développer, sans limite, dans un espace universel et harmonieux. Vous recevrez automatiquement tout ce qui sera utile à ce développement. Si cela requiert d’être riche (bien que cela ne signifie, en soi, pas grand chose), vous serez riche. Si cela requiert d’être puissant, vous le serez. Vous n’utilisez, aujourd’hui, qu’une faible partie des possibilités de votre cerveau : vous mettrez en service des connections qui sont en sommeil. Vous dépasserez le cadre étroit d’une vie programmée, selon laquelle il est des actes rituels qui doivent être accomplis, et d’autres pas. Vous dépasserez le cadre étroit d’une vie limitée et étriquée, qui vous contraint à tout faire trop vite, parce que tout passe à vos yeux, trop vite.

Je vous le dis : vous entreprenez maintenant un voyage sans retour. Quoi que vous en pensiez, quoi que vous puissiez vouloir : lorsque vous arriverez à l’extrême limite du Premier Cercle, tout aura changé.

Vous d’abord ; vos rapports aux autres, ensuite. Vous ne serez plus le même, et plus rien ne sera comme avant.

Alors, résonnera dans les immensités d’un Temps sans mémoire et sans âme, l’annonce de la fin d’un Cycle, et le début d’une Ère nouvelle : celle ou quelques Êtres de cette terre auront enfin compris d’ou ils viennent, ou ils vont, et ce qu’ils doivent faire pour recevoir les moyens nécessaires à la maîtrise de leur destin.

Soyez patient, laissez vous pénétrer par les mots ; laissez au temps, le soin de faire le travail pour lequel ils ont été prévus : celui de briser vos chaînes et de vous restituer les pouvoirs immenses que l’Homme maîtrisait, jadis.

Lire la suite (dès le 7/10) > Chapitre II : Les ombres, craindras, la lumière rechercheras.

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